06 / Jul / 2008       Admin
Accueil >>  Galeries Photos >>  Plongées Du CSA

Taboga et grosse frayeur !!


dimanche 5 juin 2005




Dans la même rubrique


Bon, jamais avant ce jour précis, je ne m’étais senti en danger en plongée sous marine, quand je parle de danger c’est ma vie et celle de mon compagnon qui était en jeu (mon beau frère en plus !!!).




(JPG)





(JPG)



Petit résumé des événements : vendredi apm nous sommes trois à décider dans le cadre du club de faire une plongée sur épave en bretagne (le Taboga). le Pb c’est que l’on arrive un peu tôt, et que du jus, il y en a plus que prévu (coef 79, 1h avant l’étale de haute mer). Bon, étant expérimentés tous les deux, le DP restant à bord, nous décidons de descendre, la plongée se déroule sans aucun problème, une magnifique plongée d’ailleurs. La consigne est claire, on nous récupère au parachute de palier au bout de 40 mn de plongée.




(GIF)



Le DANGER est arrivé en remontant, alors que nous avions quitté le bateau 40 mn auparavant sous un ciel couvert sans plus, nous remontons dans de la purée de pois, on n’y voyaient pas à 20 m. Et là l’angoisse, pas tout de suite, mais malgré nos coups de sifflet et nos cris rien, rien et rien PAS DE BATEAU, je peux vous dire que malgré notre expérience et la connaissance de l’environnement on a commencé à flipper grave, au bout de 30 mn en surface toujours rien malgré nos appels.




A ce moment précis, grâce à ma boussole, nous décidons de faire route vers la terre supposée au Sud ouest et nous fixons 10 mn encore avant de lacher les plombs et bouteille pour avancer plus vite. Le brouillard étant toujours présent nous avancons à l’estime et l’angoisse est à son paroxisme, voilà 45 mn que nous sommes en surface dans une eau à 9°C. On se force à effacer de notre mémoire, femmes, enfants pour se consacrer à une seule chose, notre sauvetage.




Sur le bateau, le président, vieux loup de mer a engagé le processus par rapport à la dérive présumée, mais comme la bascule allait avoir lieu il ne cherche pas au bon endroit, il décide de prévenir la Cavalerie de notre disparition. Cela fait 45 mn que nous sommes sortis de l’eau et 85 mn que nous avons quitté le bateau.




ET MIRACLE, le bruit lointain d’un moteur qui s’approche et une ombre qui surgit petit à petit du néant, le bateau, notre bateau est sur zone mais faut il encore qu’il nous voie. hurlants et sifflants jusqu’à l’épuisement, enfin un signe de notre capitaine qui vient nous chercher après 50 mn en surface à dériver dans le brouillard et le courant.




Pas un mot lorsque nous nous sommes retrouvés sur le pont du bateau, silence pendant une bonne dizaine de minutes et des regards qui en disent long sur ce que l’on a vécu. Fin heureuse.




Puis d’un seul coup le soleil apparaît et la brume se dissipe aussi vite qu’elle était venue, visibilité excellente. Incroyable, nous avons eu la peur de notre vie mais en fait nous n’étions pas si loin de la côte et si nous avions dû continuer à nager seuls dans le brouillard peut être que nous serions arrivés après deux ou trois heures de lutte et une grosse hypothermie à retrouver la côte, ou ...................peut être pas !




Conclusion : Malgré notre expérience et l’habitude du courant, on s’est fait surprendre par le brouillard. Sans cette purée de pois aucun pb. La morale de l’histoire, c’est peut être un peu juste de sortir à trois seulement et sûrement aurions-nous du choisir un lieu avec moins de jus mais pouvait-on éviter ce que mère nature décide ? Aujourd’hui j’ai replongé et cela m’a fait un bien fou, gardons en mémoire cet incident et servons en nous tous.




(GIF)



(JPG)



(GIF)



(JPG)



(GIF)



(JPG)



(GIF)



(JPG)



(GIF)



(JPG)



(GIF)



(JPG)



(GIF)



(JPG)



(GIF)



(JPG)



(GIF)



(JPG)



(GIF)



(JPG)



(GIF)



(JPG)



(GIF)



(JPG)



(GIF)



(JPG)



(GIF)



(GIF)

     
Site réalisé par Sylvain Gourvil - SPIP - Infoliens