17 / May / 2008       Admin
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S/S SARACEN


lundi 2 octobre 2006




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LE SARACEN
En route de Bilbao à Glasgow


Longueur 104.83 m coulé par 55 m de profondeur.


Ce cargo britannique de 3272 tx coule en 1917, le 26 décembre dans le chenal du Four. Il fut une des nombreuses victimes de la guerre sous marine très active en Mer d’Iroise, en effet, la mine sur laquelle le Saracen a sauté faisait partie du barrage (Minensperre) 253, un lot de 11 mines mis en place par l’UC36 depuis le 18 Mars (Spindler, Skizze 23B). MAis d’aprés d’autres sources, il serait possible que le navire est tapé des roches avant de sombrer ???


La plongée s’effectue de l’arrière (la poupe) vers l’avant (la proue). Ce matin avec HP, nous avons eu la chance de plonger avec une visibilité exceptionnelle , cela faisait des années que l’épave ne s’était pas dévoilé de cette manière. Un Navire de 105 m que l’on devine dans toute sa largeur avec le sentiment de survoler un navire à quai.


Après avoir mis le parachute sur la gueuse par 54.4 m de fond , le navire est là, devant nous. Nous sommes au pied de l’hélice quadripales qui nous semble énorme. Nous remontons tranquillement vers le gouvernail à poste et je passe facilement entre l’hélice et ce dernier. Les spirographes envahissent la poupe du navire, c’est un feu d’artifice de spiros MAGNIFIQUE.


Nous arrivons sur le pont arrière à - 46 m, les superstructures sont écroulées et nous remarquons le canon, très bien conservé posé comme s’il attendait un dernier tir pour l’honneur (on dirait le fameux thistelgorm de la Mer rouge). HP volant sur le côté tribord du navire et moi sur le côté bâbord, me fait observer les toilettes bien en place sur ce qui devait être les cabines de l’équipage.


Nous poursuivons en survolant les deux cales arrières qui servaient au transport de minerai de Fer (le navire voguait à Vide de cargaison), ces dernières sont recouvertes d’une fine couche de vase. Cet endroit du navire est un amoncellement de poutres métalliques, nous observons les mâts de charge et les guideaux qui servaient au débarquement du minerai. Au milieu du navire commence la machine compound c’est a dire a 2 expansions Haute pression > Basse pression mais d’autres sources disent triples expansions ???? . HP me montre les parties les plus intéressantes de ces machines et la chaudière posée à plat de manière perpendiculaire à l’axe du navire.


Notre plongée limitée par la profondeur se poursuit vers la zone où le S/S SARRACEN fut touché par la mine flottante . Sur le coté tribord un V part du pont jusqu’au sable 8/10 m en dessous de nous. Le choc dût être terrible et la mise à mort du navire rapide et inévitable.


L’avant du géant de la mer d’Iroise est très bien conservé, on devine très bien l’arrondi de la proue, les guideaux, chaînes et autres accastillages font le bonheur de nos yeux. En s’éloignant de la proue la vision est superbe, les deux ancres sont encore à poste et l’épave se dévoile de manière fantasmagorique.


D’après les échos des spécialistes des épaves de la WW1, il est très rare, voir exceptionnel, de voir ce type d’épave en aussi bon état. L’explication est double : La profondeur qui protège le navire des dégradations dues aux tempêtes et le peu d’intérêt que la cargaison offrait.


Bref à ceux qui vont venir dans le coin et qui sont N3 minimun, faites le détour sur cette épave qui sans comparaison fantaisiste ressemble aux fameuses épaves THISTELGORM et ROSALIE M de la Mer rouge, bon la faune en moins certes mais PSSSSSSSSSFFFFFFFFF !!!! Je ne m’en lasserai jamais.


Trois illustrations de la plongée


Un schéma réalisé par HP (finalisé en Nov 2006), une photo de Yves gladu qui représente bien la taille du navire et le début de l’article de P.Hénnaf d’Océans Nov 2006.




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PHOTO DE David CHAPELLE








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