Le Seybousse remorqueur Algérien, coule en 1972
Remorqueur de haute mer Algérien de 33,50 mètres de long propulsé par un moteur de 2300 chevaux.
Le Seybousse a été construit aux chantiers de Glûcktat en Allemagne..
Le 15 juillet 1972 au petit matin ( 3 heures ) l’officier de quart fait une erreur de navigation que le commandant ne relève pas lors de son passage à la passerelle.
Le Seybousse allait sur Brest pour se ravitailler en carburant où il était attendu pour le début de matinée.
Il était commandé par un commandant français établi en Algérie Mr Michel Perennes dont la famille habite à Douarnenez. Un autre français se trouvait à bord, un chef mécanicien originaire lui de Sète. Les 13 autres membres de l’équipage étaient algériens.
Tout se passait bien à bord. L’officier de quart le lieutenant Mohammend Karras explique :
J’étais de quart de 0h à 4 h ; A trois heures précise, j’ai fait le relèvement des pierres noires à 2500 mètres au travers bâbord ; trois minutes plus tard, un choc ébranla le bateau qui chavira à bâbord. On a pu mouiller un bombard dans lequel sept d’entre nous ont pris place !!
Le bateau coule, huit hommes gagnent un rocher à la nage. Les autres marins ainsi que le commandant étaient restés à bord du bâtiment avec l’espoir qu’il flotterait jusqu’à l’arrivée des secours. Selon l’équipage six minutes après le choc, le bateau s’enfonça puis disparu dans les flots. C’était la marée montante. Les marins se jetèrent à l’eau et gagnèrent à la nage (une centaine de mètres) les roches qui émergeaient, (les trois cheminées)..
L’un des naufragés, le graisseur de bord, glissa en voulant monter au sommet de l’écueil pour se protéger de la marée. Il tomba à l’eau et fut repêché par ses camarades. Souffrant de contusions à la cage thoracique, il devra être hospitalisé. De leur rocher, les marins auraient aperçu des gens sur le littoral, et crièrent pour attirer leur attention mais sans succès.
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La surprise est grande pour la flottille de caseyeurs du Conquet lorsqu’ils entendent un appel de St Mathieu sur la fréquence 2182 KCS disant qu’il y a des hommes sur la roche du Ranvel.
Il est à ce moment 6h45.
Pendant ce temps, le bombard sur lequel avaient pris place sept membres de l’équipage dérive vers le goulet de Brest. Les marins voyaient leurs camarades agglutinés aux roches et en fâcheuse posture. Je n’ai jamais eu aussi froid dira plus tard le capitaine Perennes. Tous étaient légèrement vêtus, ils avaient dû se sauver à la hâte sans prendre le temps de s’habiller et de surcroît étaient trempés jusqu’aux os..
Le sauvetage est en fait le fruit du hasard. A bord de son chalutier le Christian-Maire, Jean Le Bris du Conquet vint a passer dans les parages pour relever ses filets. C’est lui qui découvrant les occupants du canot, alerta St Mathieu et permis d’envoyer le canot de sauvetage du Conquet récupérer les hommes gelés et désemparés..
Les hommes qui étaient dams le bombard diront plus tard : Le pêcheur a été formidable, quand il nous a embarqué la première chose qu’il fit c’est de se déshabiller et de nous offrir ses vêtements...
Aujourd’hui l’épave gît par 20 mètres de fond et est très peu visitée. En fait nous ne l’avons découverte que l’an dernier. Le remorqueur est très éclaté car il a roulé sur la roche et s’est éventré complètement.
C’est pourtant une belle plongée mais l’accès n’est pas des plus facile, gare aux roches qui affleurent autour.
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