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Le Mythe des Pontons


jeudi 30 mars 2006




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La mer image de liberté de nos vacances est loin de ce qu’ont vécu les prisonniers sur les pontons pendant plusieurs siècles.


Les prisons flottantes


Dès le XVII° siècle, la flotte militaire prend l’importance que l’on lui connaît. Les guerres, et les prisonniers qui en découlent, sont telles que les états ne savent plus qu’en faire. Les prisons flottantes rentrent en fonctions.


Le ponton devient l’image même de la prison. Les grands combats de la fin du XVIII° siècle, puis Trafalgar ( 1805 ), amènent des milliers de prisonniers .


On crée des mouroirs sur l’eau. Les vieux bateaux sont démâtés, vidés de leur armement et de tout ce qui pouvait prendre de la place. On crée des espaces pour les prisonniers entre le gaillard avant et les anciens appartements des officiers de marine, dunette arrière. Les cloisons entres ces espaces sont blindées (double cloison de chêne protégée par des herses en fer dont les pointes empêchent toutes tentatives de rebellions). Ces cloisons sont percées de trous pour laisser la possibilité aux matons de pouvoir tirer sur les détenus sans les approcher.


Dans l’endroit réservé aux prisonniers, point de confort. Du temps de l’activité du navire, les marins bénéficiaient d’un hamac pour deux, ainsi que de tables et chaises. Les bagnards embarqués sur les pontons avaient un hamac s’ils étaient dans les plus anciens et encore car sur les pontons l’équipage de prisonniers pouvait aller de 700 à 2000 hommes suivant la période.


On dénombrait entre 20 et 25 morts par jour.


La nourriture était limitée à la survie, on mangeait toujours le même chose , l’eau était souvent insalubre.


Pourtant une vie existait sur ces pontons. Surtout grâce aux marins qui étaient très débrouillards. Chacun utilisait ses connaissances pour se faire de l’argent afin de mieux se nourrir. Et oui car là aussi tout se vend et tout s’achète !


Un exemple pas trop vieux (1860 à 1873) sur la Penfeld dans le fond du port de Brest apurés de la porte de l’Arrière Garde un ponton du nom d’Hercule a servi aux marins d’état ayant commis des délits ainsi qu’aux 12 000 communards qui croupirent dans ses cales, ainsi que sur les autres pontons mouillant en rade comme :


Le Napoléon, l’Austerlitz, le Ville de Bordeaux, l’Yonne, le Fontenois, l’Hermine, la Mare, l’Aube, le Duguay-Trouin, le Breslaw, le Ville de lyon, le Tilsitt, etc...


Je remercie Monsieur René Le Bihan ancien conservateur du musé des Beaux Arts et Monsieur Philippe Jamoux historien a l’UBO pour leur conférence sur ces sujets).




     
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