17 / May / 2008       Admin
Accueil >>  Fiches épaves

La Santa Rosa


1870

dimanche 4 juin 2006




Dans la même rubrique


(GIF)


Première version possible des faits :



La Santa Rosa est une Frégate de 22 canons et de 100 tonneaux environ. Les dimensions exactes ne sont pas connues. La Santa Rosa a coulé prés de St Mathieu sur les roches des Rospects en 1870. La Santa Rosa n’était pas seule quand le naufrage se produisit. Elle était accompagnée du Sant Joseph, vaisseau beaucoup plus imposant car il s’agissait d’un 70 canons. L’ensemble de la flotte était sous le commandement du chef d’escadre Ossor, elle remontait de l’atlantique sud. La Santa était chargée de plomb, de cuivre, de blé etc.



Ces navires effectuaient des trajets au long court, ils venaient de Panama, Callao, Guyaquil Ilo, Porta etc. Ces voyages étaient éprouvants pour les navires mais aussi pour les équipages, avec souvent peu de marins car enrôlés sur place dans les ports. A cette époque la flotte marchande Européenne jaugeait 4 à 5 millions de tonneaux sans oublier les 1 à 2 millions de la flotte de guerre. La Santa Rosa et le San Joseph faisait partie de cette flotte de l’époque. L’Espagne se plaçait au 5ème, 6ème rang et faisait naviguer la plupart de ses navires entre l’Amérique et l’Asie. Mais la loi du marché obligeait ces compagnie à traiter aussi avec le nord de l’Europe. De ce fait, et dans ce contexte, la Manche se présente comme le passage obligé pour des dizaines de milliers de navires.



La côte du Conquet et celle des îles servaient de réceptacle pour les navires en difficulté. Quand ces bateaux passaient dans le chenal du Four, ceux-ci provoquaient dans les esprits des paysans qui vaquaient à leurs occupations des fantasmes de pilleurs.



Les naufrages résultaient dans la majorité des cas de la conjonction de plusieurs éléments ; tempête, peur, fatigue des équipages . Ceux-ci n’ayant plus toute leur lucidité et ne pouvant plus répondre efficacement à une situation tragique, ils étaient précipités dans un dénouement fatal. La pointe de St Mathieu ainsi que les îles du Ponant sont admirablement placées sur la voie maritime la plus fréquentée du monde et la venue des périodes hivernales, le mauvais temps de ces saisons annonçaient de bonnes moissons à engranger.



La Santa Rosa et le San-Joseph furent certainement dans un de ces cas de figure.



Deuxième version retirée de faits historiques :





Le San-José vaisseau de 74 canons, construit par les arsenaux de la Havane entre 1769 et 1770, la Santa-Rosa frégate de 322 canons prise aux Anglais en 1767, a participé à l’expédition d’Alger sous le commandement de D. Melgarejo puis à l’expédition du Brésil de 1776 sous le commandement de C. Castejon dans l’escadre du lieutenant général D L de Cordoba sous le commandement de D Luis Varona. Quand elle coule, elle est commandée par le lieutenant de vaisseau Juan Perez Monte. Le 21 Janvier 1780, la flotte commandée par M. Ossorno chef d’escadre Espagnol a relâché à Brest dans la rade.



Aucune raison apparente ne devait justifier la présence de cette escadre en rade de Brest. Le commandant de La Place envoya un officier major à bord afin d’avoir des explications . Aucune réponse de la part du commandant Ossorno, si ce n’est une demande d’assistance pour plusieurs de ses navires. La décision est prise de mettre ces navires à l’abri près de l’Ile Longue pour la nuit car le vent soufflait en tempête (force 10).



Le lendemain matin, les navires en avaries sont rentrés au port pour réparation.



Le San-José et la Santa-Rosa restèrent au mouillage en rade. Le 21 janvier 1780 au petit matin, les deux navires appareillent. Deux heures plus tard, Monsieur Laporte intendant général du port de Brest, prévient ses autorités qu’un navire est couché sur les roches entre Berthaume et la pointe de St Mathieu et qu’il s’agit d’un navire espagnol. La Santa-Rosa vient de s’échouer sur les roches des Ropects. Le commandant du San-José décida de maoeuvrer pour passer des remorques et de reprendre le vent afin de redresser la Santa.



Rien n’y fit sinon de se mettre en danger car dans cette manœuvre dangereuse, le San-José cassa ses haut huniers. Il mouilla ses ancres pour rester bout à la lame, mais le vent qui soufflait à plus de 50 km h finit la besogne en cassant les ancres et le grand mat. Le San-José talonna à son tour les Rospects et dériva dans l’ouest avant de sombrer. Le commandant eu le temps de donner les ordres afin de débarquer tout ce qui était utile.



Canons, cordage, vivres, tout ce qui avait de la valeur.



Pour la Santa-Rosa, ce ne fut pas identique, car couchée sur le flanc dans une mer démontée, rien ne put être tenté malgré le courage des hommes et leurs embarcations dépêchées sur les lieux. Les autorités du port décidèrent d’abandonner le navire dans l’état, et de laisser les habitants du coin faire leur besogne. Il y eu une seule victime sur la Santa-Rosa, un homme d’équipage de couleur dit-on, qui serait resté à bord pour la piller.



L’intendant du roi demanda aux moines de St Mathieu de prendre en charge les équipages, de les vêtir, les nourrir, sous remboursement.



Il faut savoir que l’on était à la fin de la guerre d’indépendance et que la France avait un traité d’alliance avec l’Espagne, traité signé entre les 13 colonies Américaines le 6 février 1778, qui avait initié les hostilités avec les Anglais, d’où la présence renforcée de la flotte Espagnole en rade de Brest.



Plongée :



Aujourd’hui sur ce lieu, vous pourrez apercevoir les canons de la Sant-Rosa et les boulets.



Il ne reste rien du navire en lui même.




(JPG)



     
Site réalisé par Sylvain Gourvil - SPIP - Infoliens