17 / May / 2008       Admin
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La lutte pour l’océan


mardi 11 juillet 2006




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PAr Fanch G. Historien du CSA

 Il y a aucune raison pour que la révolution française arrêtât le cours de la prospérité maritime de l’époque et rien ne permet de dire que ceux qui la déclenchèrent, ou les masses populaires dont les passions échappèrent bien vite à leur direction., ce soit à aucun moment proposé d’arrêt de la France dans le voie du développement sur les mers où elle s’était engagée plus ou moins consciemment depuis que ses ambitions légitimes d’autonomie et de sécurité satisfaites, elle avait renoncé à reculer ses frontières du coté de la terre.




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 Si un instant la constituante avait refusé de laisser entraîner par la tradition du pacte de Famille dans ce qui aurait pu devenir un conflit avec l’Angleterre, l’un des plus internationaliste parmi les meneurs de l’opinion, le parisien Anarchiste Cloots, posait en principe que la France devait avoir une marine puissante dans l’intérêt de l’humanité entière , et l’acte de Navigation que l’on mit en vigueur, imité de celui de l’Angleterre, avait précisément pour objet de lui ménager un pareil avenir.




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 Mais le développement e la révolution elle-même et la reprise inattendue de la politique d’expansion territoriale qui devait en être la conséquence allaient avoir pour répercussion, sans doute inévitable, d’amorcer la reprise de la lutte avec l’Angleterre où, condamnée à poursuivre à la fois deux objectifs contradictoires, la France devait presque inévitablement succomber.


  Dès la fin de 1792, en effet, les armées françaises étaient conduites par les péripéties des opérations à s’installer à l’étranger. En 1793 la France était envahie sur toutes ses frontières ; à l’intérieur même de ses propres forces se tournait contre elle en une lutte inexplicable par la consistance que prenaient les mouvements contre révolutionnaires.


 En Vendée et sur plusieurs autres points du territoire Elle ne pouvait que se débattre en sursauts désespérés, comme un homme qui refuse de se noyer ; elle allait au plus pressé et ne pouvait songer à faire d’une guerre sur mer le principal de ses efforts. Elle le pouvait d’autant moins que sa marine, le magnifique instrument que lui avaient forgé deux siècles d’administration monarchique était en pleine décomposition. La cause était un terrible contre coup de la crise révolutionnaire, les désordres provoqués dans les ports par la réaction universelle contre toutes les institutions de l’ancien régime, l’émigration en masse des officiers et les essais de réorganisation, dictés par des conceptions Abstraites et livresques, par lesquelles on avait essayé de remédier au mal. La Constituante et la Convention en étaient venues jusqu’à supprimer le nom même d’une marine militaire, remplacée par une sorte de garde nationale maritime où il n’y avait plus de différence entre le service de la guerre et celui du commerce, où tout se faisait par examens, élections ou interventions arbitraires des pouvoirs politiques.


  Les 23 et 29 août 1793 le port de Toulon est donné aux Espagnols et aux Anglais. Par bonheur, nous eûmes la chance que nos alliés ou ennemis ne suent tirer profit de cette situation. Heureusement que nous eûmes le futur Napoléon, capitaine d’artillerie jacobin Bonaparte, se fut avisé qu’une place maritime coupée de la mer est une place prise. Et les Anglais abandonnent les Vendéens qui de fait ne purent organiser leur montée sur Paris.


 




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 Jean Le Bon Saint André (1749 1813 ). Il est dit beaucoup de mal de cet homme qui n’eut certainement pas le génie de Carnot, et qui l’on a pu reprocher de cruelles fautes mais, tout considéré, il semble vraiment que le bien dans l’œuvre doive l’emporter sur le mal. Jean Le Bon de Saint André eut du moins la volonté de servir la France sur mer et il est certain qu’il fit pour cela ce qui dépendait de lui ; il restaura la discipline, par la terreur, qu’il fit indistinctement régner sur tous, et obtient des résultats que la flotte retrouva une excitance, qu’elle sortit, que la marine anglaise eut à nouveau un adversaire en face de soi. En 1794 pour assurer l’arrivée en France d’un convoi de blé le Vengeur du Peuple de 74 canons, qui avait soutenu le combat contre trois adversaires coula pendant que les canots anglais cherchaient à sauver son équipage ; 336 hommes furent noyés.


 




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 L’ oeuvre de réorganisation cependant, se poursuivit sous le Directoire ; des ministres venus de l’ancienne marine, Truguet, Bruix, réorganisaient la marine en un corps régulier, singulièrement pareil à maints égards à ce qu’il avait été autrefois, et qui par bonheur, pouvait encore disposer de la majeure partie du magnifique instrument de combat qu’avaient constitué les ministres de l’ancienne monarchie, matériel flottants, ports et arsenaux, et jusqu’aux rouages d’administration et de commandements qui renaissaient de toutes pièces ; Il devenait possible de tenter quelque chose d’autant plus qu’au même moment, par l’effet des victoires de ses armées, la France, libérée de l’invasion , pouvait enfin respire et reprendre en partie l’initiative de son action.


  L’Angleterre, par contre passait par une véritable phase d’éclipse de sa fortune ; elle se voyait abandonnée de tous, menacée de ruine par l’arrêt de ses industries et la crise de sa trésorerie.


affaire à suivre.




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