09 / May / 2008       Admin
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La Chouannerie 1832


mardi 19 février 2008




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Chouannerie




1832





Deux ans après la chute des Bourbons, la Bretagne est en proie à une certaine agitation contre le nouveau roi, Louis Philippe.


Le parti royaliste légitimiste rêve de mettre sur le trône Henri petit fils de Charles Xe, un enfant de dix ans.
L’insurrection qu’est déclenchée en 1832, sera un échec complet.


1830


La révolution des trois glorieuses entraine le départ des Bourbons du trône de France au profit d’une nouvelle dynastie, celle de la maison d’Orléans, incarnée par le nouveau roi, Louis Philippe. Durant ces évènements, Le Bretagne reste calme, si ce n’est à Nantes où de violents affrontements ont lieu, fomentés par la bourgeoisie et deux leaders républicains, Michel Rocher et Ange Guépin.


Dans les premiers temps de son règne Louis Philippe qui se présente comme souverain libéral, élargit le corps électoral et les pouvoirs de l’assemblée et s’appuie sur la bourgeoisie pour gouverner. Le nouveau régime est de fait très méfiant envers les vieux bastions royalistes et Vendée et du sud de la Bretagne.
A partir de 1830, la Bretagne est suspectée de légitimitser et Paris suspect d’anticléricalisme. Pendant deux années une répression anti-légitimiste de la part du pouvoir lui aliène le clergé Les troubles sont fréquents dans les anciens sites de la chouannerie. Des colonnes mobiles parcourent ainsi l’est de l’Ille Vilaine, la Loire- Atlantique ( Loire Inférieure à l’époque ), et le sud du Morbihan pour empêcher toute tentative d’insurrection. Elles se livrent à des exactions qui provoquent un certain mécontentement dans la population. Néanmoins, le pays reste calme.


Même si le clergé est méfiant à l’égard du nouveau régime, celui-ci ne le menace pas, pas plus qu’il ne remet en cause l’ordre social. Les royalistes restent fidèles à Charles X et aux Bourbons. Contrairement à la période révolutionnaire, ces aristocrates ne fuient pas à l’étranger, mais préfèrent démissionner de toute fonction publique et se replient dans leurs domaines. De fait 17 communes de Ploërmel restent sans municipalité. Les partisans des Bourbons commencent à reprendre quelque espoir en 1831. Le bas clergé commence à être mécontent. A l’ouest de la Bretagne certains membres du corps préfectoral ont commis des maladresses dans le pays qui demeure m méfiant à l’égard du pouvoir parisien.
Juin 1831
Les chefs légitimistes lèvent des fonds et travaillent à structurer une nouvelle insurrection en Vendée et en Bretagne. Ils sont dirigés par Athanase De Charrette, neveu de l’illustre général vendéen.
Dans le Morbihan c’est Joseph de Cadoudal, parent du célèbre chef chouan. qui est chargé d’organiser la révolte.


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Josephb Cadoudal

L’arrivée de la duchesse de Berry
En 1832,
Va entrer en scène un personnage étonnant : Marie Caroline de Bourbon, duchesse de Berry, née à Palerme en 1798. Elle a épousé Charles d’Artois, fils de Charles X, avec qui elle vit dans le palais de l’Elysée, à Paris. Ils auront quatre enfants, dont le dernier Henri d’Artois est surnommé l’enfant du miracle. Il est , en effet, né en 1820, quelques mois après l’assassinat de son père par l’ouvrier Louvel.
Forte personnalité, la duchesse de Berry, devenue veuve, élève ses enfants tout en restant sensible aux modes de l’époque. Ainsi c’est elle qui lance en France celle des bains de mer, à Boulogne, où elle se rendait souvent. En 1830, elle accompagne Charles X en exil, son fils Heuri de Chambord est alors le dernier héritier mâle de la famille de Bourbon et prétendant légitime au trône.
Marie-Caroline est persuadée que sa présence va galvaniser les partisans des Bourbons. Elle embarque donc et accoste à Toulon. On lui a promis que la ¨Provence devait se soulever, mais, il n’en est rein. La duchesse de Berry décide de rejoindre le Bretagne, où, elle compte mettre en place un gouvernement provisoire.
Arrivée en avril en Vendée, elle demande au comte de Bourmont de déclencher l’insurrection. Mais le peuple se garde de soulever en faveur des Bourbons. Quelques escarmouches ont bien lieu en Vendée et dans la région de Clisso. Un bref affrontement oppose, à Viellevigne, en Loire Inférieure, l’armée à une troupe de légitimistes et de paysans. On signale quelques combats entre chouans et gardes nationaux à Saint-Germain de Pinel, en Ille-et-Vilaine, et dans les Cotes d’Armor mais rien d’important. Le soulèvement général, qui devait avoir lieu le 4 juin 1832, sera jamais suivi. La fuite vers l’Angleterre
Pour contrer cette ultime chouannerie, les autorités ont eu, il est vrai,compter sur la police qui a mis la main en Loire-Inférieures, sur la correspondance des comploteurs ; Dans le Morbihan, Jean Caro, qui avait mis en d déroute, en 1831, une colonne mobile dans la forêt de Lanouée , est arrêté et condamné à mort. La plupart des autres chefs légitimistes s’enfuient en Angleterre. La duchesse de Berry, elle se cache dans la région nantaise. Elle est d’abord accueillie chez les Sio’han de Kersabiec, puis chez les demoiselles de Guigny, à Nantes. C’est là qu’elle est arrêtée, le 5 novembre 1832, avant d’être conduite à la citadelle de Blaye, en Gironde.
Ainsi prenait fin l’époque de cette princesse, dont certains ont dit qu’elle était seul homme de la famille de Bourbon ‘ La dernière insurrection royaliste en Bretagne, l’ultime chouannerie, se terminait sans avoir vraiment inquiété le pouvoir et surtout sans avoir rencontré une quelconque adhésion populaire comme cela avait été en 1793 et 1815.
Document extrait des écris de Erwan Chartier


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révoltés arrivant à Quimper


Quelques dates


En 1822
Le sous-préfet de Dieppe, le comte de Brancas, avait fait construire un vaste établissement qui concentrait les activités thérapeutiques et festives. Une véritable révolution ! Fréquentée par la Duchesse de Berry entre 1824 et 1830, Dieppe devint rapidement la plage à la mode :
1831
L’ordonnance du 14 septembre crée une compagnie hors rang chargée, près des officiers, de l’administration et d’autres fonctions sortant des attributions habituelles de l’artillerie de Marine.


1832
L’ordonnance du 1er mars spécifie que les détachements d’artillerie de Marine seront embarqués sur les bâtiments de la flotte.
Pleville-le-Pelly ;
Lors d’un combat contre les Anglais, Pleville-le Pelly officier de manœuvre fut mis hors d’action. En effet un boulet lui emporta sa jambe de bois.


< Il dit a son capitaine, le boulet s’est trompé dit il en riant. Il va donné de la besogne au charpentier. >


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Un Chouan

     
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