Un Corsaire normand
amiral Pléville
L’amiral Pléville Le Pelley est mort le 23 octobre 1805 à Paris, à l’age de 79 ans.
A l’âge de douze ans, en 1738, Georges quitte sa famille et le Collège de Coutances et vient au Havre, où il s’embarque comme mousse sous un nom supposé (Du Vivier) pour échapper aux recherches de sa famille. Il fait plusieurs campagnes à la pêche de la morue, au large de Terre-Neuve, avec de bons résultats, grâce au « jigger », un nouveau matériel de pêche. Selon lui, un débutant peut attraper autant de morue avec un « jigger » qu’un pêcheur expérimenté. En 1742, il est reçu lieutenant à bord d’un corsaire du Havre et fait la guerre le long des cotes du Canada. Quelques mois après, il se rend à Granville et on le retrouve lieutenant de corsaire sur la Françoise du Lac. En 1744, il est blessé dans un combat au large d’Ouessant et amputé d’une jambe après avoir rencontré deux bâtiments anglais et leur avoir livré combat. Dans cet engagement le jeune Pléville a la jambe droite emportée par un boulet et est fait prisonnier. Il est âgé de 18 ans.
sa prothèse en bois fut emportée par un boulet, deux ans plus tard. La suivante le fut à nouveau en 1758. En 1762, il fut, enfin, accepté définitivement dans la marine royale, dans le grade de lieutenant de frégate, et il a atteint celui de capitaine de vaisseau en 1779 ;
En juillet 1797 (il avait alors 71 ans), le directoire le nomma, on ne sait trop pourquoi, ministre de la Marine, puis amiral. Il démissionna à peine neuf mois plus tard, parce qu’il se refusait à préparer l’expédition d’Egypte, dont il prévoyait l’issue désastreuse. Il faisait preuve ainsi de clairvoyance et de caractère. Bonaparte, apparemment, ne lui en a pas voulu, puisqu’il l’a nommé sénateur, un des premiers du nouveau Consulat ;
A Granville, sa ville natale, on lui a érigé une statue en bronze (y compris la jambe de bois), laquelle a malheureusement été envoyée à la refonte pendant la guerre ; Mais les Granvillais se sont cotisés et elle a été remplacée. Il y a cinq ans. A u Sénat, dans la Grande galerie, on peut admirer son buste en marbre (1807) par Lesueur, l’auteur également de Suffren colossal de l’école navale
fanch Gourvil
Infos tu telegrame et histoires-empire
|