06 / Jul / 2008       Admin
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Chasseurs d’épaves en mer d’Iroise (Ouest France)


mardi 16 mai 2006




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Mardi 16 Mai 2006
Les chasseurs d’épaves de la Mer d’Iroise





De nombreux navires ont fait naufrage au large du Finistère. Des passionnés les explorent.


Les épaves de la mer d’Iroise n’ont pas encore livré tous leurs secrets. Des passionnés explorent régulièrement ces témoins du passé comme la petite dizaine de plongeurs qui se retrouvent au sein du Brest Recherche Plongée. Alain Flour du Club subaquatique de l’Atlantide du Conquet, 35 ans, et Hugues Priol, 46 ans, en font partie. L’un est professeur de sport, l’autre informaticien. «  La plupart des épaves sont connues, indique Alain Flour. Mais il y a beaucoup de rumeurs à leur sujet, d’histoires transmises par le bouche-à-oreille sans avoir été forcément vérifiées.  »



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Cas typique, celui du vapeur américain Lake Borgne, coulé en 1918 en face la pointe de Corsen, longtemps confondu avec l’aviso français Arras. Ce n’est qu’en 2005 que le Brest Recherche Plongée a définitivement identifié avec certitude l’épave, 87 ans après le naufrage.


Alain Flour et Hugues Priol ont plongé sur bien d’autres épaves en mer d’Iroise. «  La plus impressionnante, c’est le Kléber, estime Hugues Priol. Il s’agit d’un croiseur de la taille de la Jeanne d’Arc qui a coulé par 45 mètres de fond pendant la Première Guerre mondiale. On voit encore les tourelles d’artillerie, quantité de douilles d’obus, des ancres énormes...  »


Autre incontournable, le baliseur Emile Allard. Il a été coulé en 1943 par l’aviation anglaise en face de la pointe Saint-Matthieu bien qu’il arborait le pavillon français. «  Il se trouve par 30 mètres de fond. Quand je l’ai découvert, son énorme grue se dressait encore au-dessus de l’épave. Mais elle s’est effondrée en 2005  », raconte Alain Flour. La mer d’Iroise se montre impitoyable. Y compris avec un mastodonte comme l’Amoco Cadiz. Coulé en 1978 devant Portsall, le pétrolier géant n’est déjà plus que l’ombre de lui-même. «  Dans vingt ans, il n’y aura plus rien.  »


Il faut descendre assez profond pour trouver des épaves intéressantes en mer d’Iroise. Celles qui sont proches de la côte sont rapidement détruites par le ressac et la houle. Ou ont été ferraillées. A partir de trente mètres, les épaves sont mieux conservées même si beaucoup ont été ferraillées, elles aussi. Les plus belles se trouvent au-delà de quarante mètres, là où les scaphandriers ne descendaient pas.


Recherches dans les archives


L’intérêt de la plongée sur épaves ne se limite pas aux sorties en mer. «  Sans historique du bateau, ça perd beaucoup de son intérêt.  » Vieux journaux, registres de la Lloyds, livres rares et, aujourd’hui, forums Internet... La localisation d’une épave ou son identification exigent des recherches minutieuses dans les archives publiques ou privées. «  Le plaisir de la découverte est amplifié par le savoir, souligne Hugues Priol. Quand on plonge, on remarque des détails qui nous parlent.  »


Certaines épaves ont de quoi faire rêver. C’est le cas du paquebot britannique Egypt, abordé par un cargo français au large d’Ouessant. En 1935, les Italiens récupèrent cinq tonnes d’or et deux tonnes d’argent par 120 mètres de fond. «  Il ne doit plus rester grand chose  », observe Alain Flour. L’épave du European peut elle aussi exciter l’imagination. Ce cargo anglais a fait naufrage en 1877 à l’entrée de la baie de Lampaul à Ouessant avec une importante cargaison de défenses d’éléphants.


Ni Alain Flour, ni Hugues Priol, ni aucun de leurs camarades du Brest Recherche Plongée ne songent pourtant à faire fortune. D’abord, parce que la législation française est draconienne. Elle réserve à l’État l’intégralité du produit d’une découverte même si son auteur peut espérer toucher une indemnité. Il faut une tout autre motivation pour consacrer la majorité de ses week-ends, y compris l’hiver, à descendre dans une mer d’Iroise pas vraiment clémente. « Nos valeurs s’appellent patrimoine, découverte, partage, connaissance, souligne Alain Flour. On préserve, on regarde, on n’a pas le droit de casser. Cela, la nature s’en charge elle-même. »


Olivier MÉLENNEC.




Attention : je tiens à signaler que dans l’article ci-dessus, il peut y avoir un malentendu, je n’ai jamais découvert le Baliseur, mais je voulais dire la première fois que j’ai plongé dessus. Rendons à ceux qui l’ont découvert le mérite de leurs recherches. cet article est le résultat d’une entrevue entre Olivier Mélennec de Ouest France, Hugues Priol de Brest Recherche Plongée et moi même.


Ah oui, autre chose on a fait que parler de l’Egypt, car on n’a pas encore plongé dessus 120 m c’est un poil trop profond.


alain flour


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