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    La Métamorphose

    | 19 janvier 2008

    La
    Métamorphose
    de la marine moderne (première partie)

    par Fanch

    Lorsqu’on suit la révolution qui a bouleversée
    l’architecture navale au cours di siècle dernier, on est frappé à la fois par
    le lenteur de ses premiers progrès et par la rapidité prodigieuse avec laquelle,
    une fois trouvée la formule du navire de haute mer à vapeur , s’est
    achevée la transformation.

    Alors que, dés l’année 1783, le bateau à vapeur du marquis de
    Jouffroy d’ Ablans

    en naviguant sur la Saône, avait résolu le
    problème de la propulsion par le moyen de la
    « pompe à feu « , on en était encore , aux environs de 1850,
    aux lourds bâtiments à roues se débâtant gauchement contre la grosse mer. La
    « vis d’Archimède » employée pour la première fois par Smith et
    Ericsson en 1836, n’était utilisée que sur les petits bâtiments, et bien qu’un
    précurseur d’une clairvoyance, le lieutenant de vaisseau Labrousse, eût
    préconisé en 1841 la construction d’un vaisseau de premier rang mû par une
    machine de 1.000 CV, ce n’est qu’en 1850 que son idée fut réalisé&e avec le
    Napoléon de Dupuy de Lôme, qui atteignit la vitesse inespérée de prés de 14
    n?uds.

    Dés lors, grâce à l’incontournable ingénieur dont l’étoile
    fit pâlir celle de Sané, les progrès marchent à pas de géant. A peine le
    Napoléon, enlevant sous les yeux des Anglais stupéfiais les plus lourds trois
    ponts de l’amiral Hamelin pour leur faire franchir les Dardanelles au moment de
    la guerre de Crimée, a-il montré la puissance du nouveau vaisseau à vapeur, que
    les batteries flottantes recouvertes d’une armure de fer expérimentées à Graves
    en 1843 et à Vincennes en 1854 encaissent sans broncher les boulets des forts
    de Kinbrun, qu’elles obligent à capituler. Dupuy de Lôme a aussitôt l’idée de
    couvrir les flancs du Napoléon d’une cuirasse, en rasant la batterie supérieure
    pour compenser l’augmentation de poids, et dix ans après le vaisseau rapide, le
    frégate cuirassée la Gloire
    inaugure l’ère qui aboutira en moins de quarante ans aux « mastodontes
    « de la fin du dix-neuvième siècle

    Les premiers navires à vapeur

    En dépit des remarquables anticipations de
    certains esprits clairvoyants, tels que le capitaine de frégata de Montgery,
    qui proclamait en 1823 la nécessité de construire en fer les bâtiments de
    guerre, de couvrir leurs flancs d’une enveloppe métallique à l’épreuve des
    boulets et de l’incendie, et annonçait la création de navires sous-marins
    pouvant couler les bâtiments ordinaires d’un seul coup de « colombiade
    sous-marine », la navigation à vapeur rencontra à ses débuts une opposition
    bien naturelle parmi les marins dont le champ d’action était à peu prés limité.

    Au cours de la discussion de la fameuse loi
    des 93 millions votée en 1846, qui fixait le programme naval de la France, les orateurs se
    prononcèrent presque unanimement pour le maintient des vaisseaux à voiles ,
    après Thiers ? qui ne craignait pas d’annoncer que la construction en fer
    est impossible pour les vaisseaux de guerre. Lamartine, alors à l’apogée de sa
    gloire, adjurait ses collègues de la chambre des députés de ne pas suivre sa
    commission, offrant au gouvernement plus de

    bâtiments à vapeur qu’il n’en demandait. 3 La commission dit au
    gouvernement, dit à la France :
    je vous donne du feu quand vous demandez
    du vent, s’écrit-il dans une envolée lyrique. Comme si le feu n’était pas mille
    fois plus cher que le vent que Dieu donne gratis, gratis à toutes les voiles et
    à tous les mâts.

    En 1847, les capitaines de vaisseaux de Bonnefous et Pâris, auteurs du
    dictionnaire de la marine à voiles et à vapeur, écrivaient dans leur préface
    que : si la marine vapeur est l’auxiliaire la utile, la rivale mémé de la
    marine à voiles, on doit considérer comme certain que celle-ci ne sera pas
    détrônée

    Les mêmes idées étaient partagées par
    l’amirauté britannique, qui conservait une légitime reconnaissance envers les
    escadres à voiles auxquelles l’Angleterre devait le maitrise des mers, et
    considérait le navire à vapeur des marines étrangères comme le plus dangereux
    ennemi de son hégémonie maritime. Aussi est-ce à contre c?ur qu’en présence du mouvement crée plus particulièrement en
    France par les partisans du nouveau moteur, les Anglais se décidèrent à
    installer sur leurs vaisseaux des machines auxiliaires les préservant des aléas
    du calme et des courants.

    Si étrange que paraisse aujourd’hui
    l’aveuglement des marins et hommes d’état du milieu du siècle dernier, il
    trouve sa justification dans les difficultés que représentait l’application du
    [fluide élastique] à la propulsion des navires de guerre. La roue a aube, qui
    avait l’avantage d’une excellente utilisation de la puissance développée par le
    moteur, perdait son efficacité par mer agitée, était fort encombrante et extrêmement
    vulnérable au canon. Ces inconvénients limitaient l’emploi de la propulsion
    mécanique aux bâtiments de faible tonnage, comme le Sphinx, de 177 tonnes et
    160 CV, qui ne portait que 11 bouches à feu disposées à l’avant et à l’arrière
    pour le combat en pointe, à l’exclusion absolue du combat par le travers. Bien
    que les petites corvettes du même type eussent efficacement protégé le
    débarquement de Sdi-Ferruch, elles étaient trop faibles et furent surtout
    employées pour le service courrier, tandis que les suivantes reçurent des
    machines de 220 et 320 CV. Le Gomer, la première frégate à vapeur française de
    1474 tonnes et 450 CV, réalisa à ses essais, en 1842, la vitesse de 10 n?uds,
    mais son artillerie, composée de 16 pièces, était insuffisante pour lui
    permettre de combattre par le travers une frégate de même tonnage.

    L’emploi
    de l’hélice

    L’emploi de l’hélice marqua un immense progrès,
    car la suppression des roues à aube permettait de conserver la disposition de
    l’artillerie des bâtiments à voiles ; mais le nouveau propulseur avait
    l’inconvénient d’exiger de lourds et encombrants engrenages, pour multiplier la
    vitesse de rotation des lentes machines à balancier des roues à aubes.

    En 1841, tandis que le constructeur Augustin
    Normand, fondateur de la célèbre maison du Havre, achevait le premier navire
    français à hélice, le Napoléon, devenu plus tard le Corse qui naviguait encore
    comme aviso en 1890, l’un des précurseurs de la marine nouvelle, le lieutenant
    de vaisseau Labrousse, proposait la construction d’un navire à éperon calqué
    sur le Rostrum Romain, mu par hélice . Envoyé en Angleterre pour suivre les
    expériences du nouveau propulseur le jeune officier présentant, à son retour un
    mémoire préconisant l’adaptation aux vaisseaux de premier rang d’une machine de
    connexion directe de 1.000 CV, leur permettant d’atteindre le double de leur
    virasse ordinaire .

    Mais ces idées furent jugées trop audacieuses
    et l’on se borna à installer, en 1845, sur la Pomme, frégate de premier rang allongée de 5 mètres à son maitre
    couple, une machine de 220 CV actionnant directement une hélice semblable à
    celle que l’ingénieur suédois Ericsson avait mise sur le frégate américaine
    Princeton. En même temps on construisait à Asnières, selon les indications de
    Labrousse, une corvette en fer de 1.000 tonnes de déplacement, le Chaptal, mue
    également par une machine à connexion directe de 220 CV actionnant une hélice
    démontable pouvant être relevée dans un puits pendant la marche à la voile.
    Fort heureusement, la marine française possédait alors l’homme de génie capable
    de donner corps aux idées dont Montgery et Labrousse avaient été les principaux
    inspirateurs. Le jeune ingénieur Dupuy de Lôme, âgé de trente et un an, apporta
    en 1846 au principe de Joinville, commandant l’escadre de la méditerranée, le
    le projet d’un vaisseau raide à hélice, de 90 cannons, qui fut d’abord écarté puis
    approuvé l’année suivante par Guizot, ministre intérimaire de la marine, à qui
    le jeune amiral l’avait chaudement recommandé. Ce bâtiment lancé à Toulon le 15
    mai 1850 reçu le nom de Napoléon. Il déplaçait 5.047 tonnes, portait 92
    cannons, et sa machine de 900 CV lui fit atteindre la vitesse de 15 n?uds 86 .
    Ce fut le point de départ de toute une série de vaisseaux rapides, dont les
    plus beaux spécimens furent les superbes trois ponts de 130 cannons la Bretagne, de 6.873 tonnes
    et 1200 CV lancée en 1815 et le Marlbourgh anglais.

    Prochainement la guerre de Crimée.

    , Claude
    François Dorothée Jouffroy d’Abbans (1731-
    1832)
    Claude François
    Dorothée Jouffroy d’Abbans est né le 30 septembre 1731 à Roches sur Rognon en
    Haute-Marne,. Il fait ses études chez les Dominicains de Quingey, puis entre
    chez les pages de la dauphine. Il devient lieutenant au régiment de
    Bourbon-Infanterie. Une lettre de cachet de Louis XV l’envoie en cachot dans
    l’île de Lérins. De sa cellule, il observe le passage des galères, cette
    observation serait à l’origine de sa pompe à eau et de sa passion pour les bateaux.
    Libéré, il construit son premier bateau : Le Pyroscaphe actionné par la
    vapeur en 1776. Il fut essayé sur le Doubs près de Baume les Dames. En 1781,
    Jouffroy d’Abbans crée une société à Lyon pour exploiter cette invention. Un
    nouveau bateau mu par des roues à aube, est essayé sur la Saône Près de l’île
    Barbe en juillet 1783. Mais il doit renoncer à une commercialisation, faute d’argent.
    Pendant les Cent-jours il offre ses services à Louis XVIII. Malgré certaines
    contestations, Jouffroy D’Abbans fut le véritable inventeur du Bateau à vapeur
    et Le Pyroscaphe servit de modèle à tous les bateaux à vapeur ultérieurs. En
    février 1831, Jouffroy d’Abbans, qui était ancien officier, fut admis aux
    Invalides où il mourut du Choléra le 18 juillet 1832

    Dupuy de Lôme Né au manoir de Soye, prés de
    Lorient, le 15 octobre 1816, sorti de Polytechnique dans le génie maritime Deux
    fois en dix ans il révolutionne l’architecture navale. D’abord par les plans
    du Napoléon
    (1850). vaisseau de ligne à vapeur à grande vitesse, de
    90 canons. le premier de son type, et qui consacre la supériorité des navires
    de cette série. Lors de la campagne de Crimée (1854), des deux escadres
    mouillées dans la mer Egée, seule l’escadre française réussit à vaincre le
    courant des Dardanelles et, le Napoléon en tëte, entra dans la mer Noire,
    laissant l’escadre anglaise se morfondre à son mouillage. Puis il construit
    le premier cuirassé de guerre océanique, La Gloire
    (1858-59). Evolue alors en
    haute mer une escadre cuirassée dont chaque navire est plus puissant, plus
    rapide. Entre temps, il supervise la transformation de plusieurs voiliers en
    navires à vapeur par une méthode étonnante le navire est coupé en deux, et l’on
    introduit une section centrale réalisant l’allongement nécessaire et logeant
    l’appareil moteur. A la fin de sa vie, il fait une étude complète de la
    construction et de la direction d’un navire sous marin
    . Sentant sa fin
    prochaine, il remet son travail à son fidèle collaborateur, Gustave Zédé : ce
    dernier le réalise en construisant Le Gymnote, premier sous marin
    opérationnel de la Marine

    française. Il meurt à Paris le 1er février 1885.

    Fils d’un percepteur, il débute dans la marine
    comme mousse à 10 ans en 1806 à bord de la Vénus,. en 1812, puis enseigne de
    vaisseau la même année, il embarque sur l’Eylau dans l’escadre de
    Brest. En 1814 il est fait prisonnier une seconde fois sur la Terpsichore à
    l’issue de son combat avec le Majestic.Libéré, il fait campagne à Bourbon,
    Madagascar au Brésil et aux Antilles. Lieutenant de vaisseau
    en 1821, il est sur le vaisseau Colosse lors du bombardement de Cadix
    pendant la guerre d’Espagne Il participe ensuite à la campagne de Morée avec la
    gabarre la lampoie où il se distingue dans la lutte contre la
    piraterie grecque.Capitaine de frégate en 1828, il commande le brick l’Actéon

    lors de la prise d’Alger. De sept 1832 à mars 1835, il commande la corvette la
    favorite
    au Brésil et dans les mers du sud où son équipage est décimé par
    la fièvre jaune.Capitaine de vaisseau (1836), il est promu contre amiral en
    1842 après avoir commandé le Triton et le vaisseau Océan
    comme porte pavillon du vie amiral Hugon en Méditerranée.Il commande en chef la
    station navale de l’océan pacifique (1844-1848).Vice amiral en 1848,
    membre du Conseil de l’Amirauté, il est nommé préfet maritime de Toulon en 1849
    en oct 1854 il échappe miraculeusement à
    la mort à la suite de l’explosion de la dunette du vaisseau Ville de Paris où
    son état major est décimé.Amiral en 1854, il entre au Sénat. Il est nommé
    ministre de la Marine
    en 1855. A

    ce poste il engage le programme de rénovation navale voulu par l’Empereur :
    suspension de la construction des vaisseaux de bois, mise en chantier de la Gloire, premier vaisseau
    cuirassé… Il meurt en 1864.







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    L’HOMME ET LE MONDE SOUS-MARIN en 1969

    | 19 janvier 2008

    Fanch

    Mon envie de plongée me vient peut-être:

    Moi ce qui m’a donner l’envie de voir sous la mer c’est surement le livre que j’ai lu quand je naviguais au commerce. En traversant les océans où vous passez de 15 jours, voir 30 jours de mer sans voir la terre ex: quand vous allez du Havre au canal de Panama,via Valparaiso. On a le temps de rêver et d’imaginer bien des scénarios.
    La mer et belle quand on la regarde, la respecte.l’admire, on prend le temps de l’aimer. Je regardai avec boullini ces levers,ces couchés de soleil sur l’océan.Formidable. Mais a trop regarder on se surprend à vouloir voir encore et toujours plus loin plus profond. Que ce passe t’il là sous la coque de ce navire qui m’amène au bout de la terre?
    Cette curiosité je l’ai violée d’abord dans les livres et surtout dans mon tout premier sur ce sujet en 1969.

    L’HOMME ET LE MONDE SOUS-MARIN

    Que de plaisir pour ce jeune marin que je suis à cette époque .Raymond Vaissière ( l’auteur) met en valeur les interrogations que la mer a toujours provoquée chez l’homme, qu’elle formidable énigme.
    Je me pris au jeu, l’envoutement et puis voilà, quand j’arrête de navigué, mon baptême dans le port du Conquet, et, je m’inscris dans un club l’USAM et voilà cela fait oh, oh ! ! ! Déjà 36 ans que j’en démords pas. Superbe NON




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