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photo du mois de décembre : le Conquet en Noir et blanc

| 25 décembre 2006

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Kléber : le hasard fait bien les choses !!!

| 17 décembre 2006

Histoire improbable

Nous sommes samedi soir, une semaine avant Noël et un cadeau vient de me tomber dessus par le plus grand des hasards. En effet, accompagnant ma chère et tendre à un Match de Handball !!!!! Je me trouve assis à coté du père d’une joueuse de son équipe. Vous me direz jusque là rien de bien passionnant.

Mais car il y a un {{Mais}}, Monsieur Guillerm pour ne pas le citer commence à me parler de la pêche avec son bateau sur la côte sauvage et de sa saison de pêche prés de Meheman à Kerlouan et moi de lui conter mes virées sur Molène, Litiri vers le Conquet avec mon bateau et celui du CSA.

Puis d’un coup il me demande si je plonge ???, « Un peu lui dis je en souriant » car doté d’un matériel très ancien « fensy », 12 litres et mistral, mon ami plonge régulièrement en solo pour aider les plaisanciers qui ont, soit une avarie (filet, bout dans les hélices), soit perdus un casier dans ces parages mouvementés et rocailleux du Finistère Nord appelé PAYS PAGAN.

Et enfin il me livre le scoop, je le cite « Mais un jour il faudrait que j’aille plonger sur une épave vers chez toi, une épave que mon père connaissait bien pour y avoir été marin ». Surpris par cette déclaration je lui demande quel est le nom de cette épave « le Kleber, croiseur cuirassé coulé le 22 juin 1917 au large du Conquet”

Vous imaginaient ma tête en entendant cette phrase, j’étais devant un descendant direct d’un marin ayant navigué sur une des épaves que nous affectionnons le plus, le fameux croiseur cuirassé Kleber, 130 m de longueur et coulé par 45/48 m de profondeur vers la basse royale.

Et il commence à me raconter le naufrage, Ce matin là, le 22 juin 1917 à l’aube, Mon père qui était matelot sur le Kleber était à la barre avec l’officier de garde lorsqu’en faisant leur approche pour s’aligner sur le goulet de Brest, la vigie annonce une mine flottante sur Bâbord. Tout de suite l’officier appelle le Commandant LAGORIO, et il me cite le nom du commandant, qui décide pour protéger d’autres navires de faire exploser la mine, mais alors que l’équipage se prépare à tirer un bruit énorme résonne à tribord du navire, une mine que personne n’avait vue.

A ce moment là, inutile de vous préciser que le match de handball n’avait plus beaucoup d’intérêt a mes yeux et que je buvais les paroles de cet homme qui par le récit de son père me relatait l’histoire d’un marin présent le jour du Naufrage.

Et il poursuit « Mon père qui avait 17 ans avait de l’argent dans ses affaires, alors que le navire commençait à giter par l’avant, il décida d’aller chercher son argent, en arrivant dans le quartier des matelots, l’eau lui arrivait déjà aux genoux et ce n’est qu’après qu’il se rendit compte que cette action faillit lui couter la vie. En remontant sur le pont, il n’y avait plus de gilet de sauvetage, il du retourner en chercher un dans les coursives inferieurs et enfin trouva son bonheur. Sur ordre de l’équipage et voyant de nombreux bateaux autour du navire, lui et les centaines de marins du Kléber sautèrent à l’eau et furent récupérés par l’armada de pêcheurs venus autour du croiseur agonisant.»

Incroyable, il venait de me raconter l’histoire comme son père lui avait raconté des années plus tôt.

Me voyant intéressé, il me raconte également que "le kléber dans les dardanelles coupa en deux un navire Britannique et qu’il fut à deux doigts de s’échouer sur un banc de sable turc et que ce n’est qu’avec le transport des sacs de charbons de l’avant vers l’arrière que le kléber sorti de ce mauvais pas sous les tirs de l’armée turque !!! inutile de dire que les canons du “K” répliquèrent aussitôt et que les turcs devant cette puissance de feu allèrent voir ailleurs ce qui s’y passait.”

Voilà, le hasard fait souvent bien les choses, je remercie Mr Guillerm pour ce moment de partage sincère et désintéressé. En échange je lui ai envoyé toutes les photos, plans et articles que nous avons récoltés depuis des années sur le navire ou jadis son père servait la France comme Matelot.

Au fait le match, les verts ont gagnées et reste 1ère, même au hand on continue à plonger………….dans le passé.

Alain Flour

17/12/2006

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pionnier de l’action sociale maritime : Jacques de Thézac

| 14 décembre 2006

Jacques de Thézac

Un breton d’adoption consacre son existence à améliorer les conditions des pêcheurs, en 1899 Thézac, l’ami des marins fonde l’abri du marin et l’Almanach du Marin Breton.

Passé les aléas de la Révolution, les convulsions du premier Empire n’ont pas amélioré les conditions de vie des pêcheurs et de leur famille en cette moitié du XIX siècle.

La pêche nourrit à peine son homme et les revenus ne sont pas plus élevés que lors des cent dernières années. Le pain et la bouillie d’avoine fait partie du quotidien dans ces maison surpeuplées et où la maladie est présente (la tuberculose notamment). Certains sont même obligés de vendre leur mobilité pour subvenir aux besoins de la famille. Mais que dit-on ? C’est sa faute au pêcheur, il n’a qu’à s’en prendre à lui-même.

Certains négociants disent qu’il ne faut pas donner de l’argent car cela encouragera la paresse. Les beaux esprits ne sont pas plus indulgents.

Le jugement de Jules Michelet, professeur au Collège de France, est encore plus sévère. Selon lui, le marin passe la moitié de son temps à boire.

C est dans ce contexte de précarité matérielle et d’ivrognerie dévastatrice qu’intervientvers la fin de ce 19ème siécle, un homme quasi providentiel qui va s’efforcer sinon de conférer au marin pêcheur breton un statut social digne de ce nom, du moins de restaurer son image et de lui redonner une certaine honorabilité.

En fait, ce personnage hors du commun n’est ni plus ni moins qu’un philanthrope animé d’un esprit de bienfaisance, imprégné des idées du catholicisme social et convaincu du rôle déterminent que les laïcs (donc les pêcheurs) doivent tenir à cet égard dans l’église.

Jacques de Thézac n’a pas de sang breton dans les veines. Il a vu le jour en 1862 à Orléans dans un milieu, semble t-il aisé. son père, Charles, exerçait les fonctions de directeur de l’Enregistrement, des Domaines et du Timbre. Fils unique, Jacques va suivre dés son jeune âge un parcours atypique. De constitution fragile, il ne fréquente pas l’école. Un percepteur se charge de son éducation. D’une large ouverture d’esprit, il n’en acquiert pas moins une grande culture encyclopédique qui le situe au dessus de la moyenne dés l’âge de seize ans.

Ainsi il va s’affranchir très jeune de la tutelle parentale. Il prend goût à la navigation du coté de Saintes. A 20 ans il connaît par c?ur les Courreaux de la Saintonge, remporte plusieurs courses à bord de son Roscovite. Sa hardiesse suscite l’admiration des pêcheurs locaux qui le surnomment Capitaine Américain.

Loin de contrarier cette passion qu’il pratique six mois de l’année, ses parents ne font au contraire que l’encourager, estimant que l’air du large ne peut que lui faire du bien. En fait, le jeune de Thézac navigue moins par amour de la mer que par altruisme. En observant les marins au travail, il prend conscience de la dureté de leur métier et s’interroge sur les moyens de leur venir en aide. Et c’est alors que survient l’événement qui va lui permettre de réaliser son idéal humanitaire.

Il épouse, en 1888, une jeune Concarnoise, Anna de Lonlay, rencontrée lors d’une régate. Voici les aspirations bienfaitrices de ce futur pionnier de l’action sociale maritime. Il prend conscience de la misère des gens et que l’alcoolisme en accentue les effets Oh cet alcool ! S’écrit-il en voyant des marins boire de l’eau de vie. Mais comment éradiquer cette tare ancestrale enracinée au plus profond des êtres ?

Il songe à éditer un journal à usage professionnel, qui réunira des renseignements du métier, avec croquis et des chansons dans lesquelles seraient disséminées en style populaire de saines notions pour saper le prestige de l’alcool.

Le premier Almanach du Marin Breton sera vendu en six mille exemplaires en 1899, trois semaines auront suffit pour les écouler. Reste maintenant à compléter cette action sur le terrain. Assisté de Pierre Quéméré, fils d’un métayer, qu’il prend comme matelot à bord de son bateau, Jacques de Thézac mijote, en fait depuis un moment déjà, le projet de construire, dans les ports de pêche, des maisons d’accueil offrant le gîte et le couvert aux équipages de bateaux faisant relâche.

L’Eucalyptus remplace l’eau de vie et le premier abri est ouvert sous le nom de l’Abri du Marin, en 1899 également, au Guilvinec, immédiatement suivi de celui de Sein.

L’objectif de ces centres de couleur rose bonbon est multiforme. Dans le contexte social qui leur est dévolu, ils jouent à la fois le rôle de havre de repos, de dispensaire, voire de cabaret. Etant toutefois entendu que l’alcool y est proscrit et que la seule boisson autorisée est … L’Eucalyptus.

Pari réussi par Jacques de Thézac.

En 1936, Jacques de Thézac disparaissait en laissant l’image d’un grand humaniste et d’un pionnier de l’action sociale maritime. Ses successeurs s’efforcèrent de conserver la ligne philanthropique qu’il avait définie tout en s’adaptant à l’évolution de la pêche bretonne.

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L’amiral Pléville un sacré marin et politique

| 1 décembre 2006

Un Corsaire normand L’amiral Pléville Le Pelley est mort le 23 octobre 1805 à Paris, à l’age de 79 ans.

A l’âge de douze ans, en 1738, Georges quitte sa famille et le Collège de Coutances et vient au Havre, où il s’embarque comme mousse sous un nom supposé (Du Vivier) pour échapper aux recherches de sa famille. Il fait plusieurs campagnes à la pêche de la morue, au large de Terre-Neuve, avec de bons résultats, grâce au « jigger », un nouveau matériel de pêche. Selon lui, un débutant peut attraper autant de morue avec un « jigger » qu’un pêcheur expérimenté. En 1742, il est reçu lieutenant à bord d’un corsaire du Havre et fait la guerre le long des cotes du Canada. Quelques mois après, il se rend à Granville et on le retrouve lieutenant de corsaire sur la Françoise du Lac. En 1744, il est blessé dans un combat au large d’Ouessant et amputé d’une jambe après avoir rencontré deux bâtiments anglais et leur avoir livré combat. Dans cet engagement le jeune Pléville a la jambe droite emportée par un boulet et est fait prisonnier. Il est âgé de 18 ans.

sa prothèse en bois fut emportée par un boulet, deux ans plus tard. La suivante le fut à nouveau en 1758. En 1762, il fut, enfin, accepté définitivement dans la marine royale, dans le grade de lieutenant de frégate, et il a atteint celui de capitaine de vaisseau en 1779 ;

En juillet 1797 (il avait alors 71 ans), le directoire le nomma, on ne sait trop pourquoi, ministre de la Marine, puis amiral. Il démissionna à peine neuf mois plus tard, parce qu’il se refusait à préparer l’expédition d’Egypte, dont il prévoyait l’issue désastreuse. Il faisait preuve ainsi de clairvoyance et de caractère. Bonaparte, apparemment, ne lui en a pas voulu, puisqu’il l’a nommé sénateur, un des premiers du nouveau Consulat ;

A Granville, sa ville natale, on lui a érigé une statue en bronze (y compris la jambe de bois), laquelle a malheureusement été envoyée à la refonte pendant la guerre ; Mais les Granvillais se sont cotisés et elle a été remplacée. Il y a cinq ans. A u Sénat, dans la Grande galerie, on peut admirer son buste en marbre (1807) par Lesueur, l’auteur également de Suffren colossal de l’école navale

fanch Gourvil

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