Coulomb Charles Augustin
| 4 novembre 2006Charles Augustin Coulomb
Précurseur système sonar pour les sous marins
Physicien français (Angoulême, 1736 – Paris, 1806)
Né à Angoulême le 14 juin 1736,
Hélas, c’est une unité trop petite, son multiple éventuel, le Kilo Coulomb sonne mal à l’oreille, si bien que les professionnels emploient plutôt l’ampère-heure Charles Augustin Coulomb effectue ses études à Paris, au collège Mazarin puis au collège de France, dans l’espoir de devenir mathématicien. Mais des difficultés financières obligent sa famille à retourner dans le Languedoc, à Montpellier, où il devient membre adjoint de la société des sciences en 1757.
Admis trois ans plus tard à l’école du Génie de Mézières, il est bientôt promu "lieutenant en premier" dans le corps de génie. Au cours de la vingtaine d’années suivante, Coulomb va ainsi mener une carrière d’ingénieur militaire, occupant sa fonction aux Antilles, où il participe à la construction du Fort Bourbon (Martinique), puis en France – à Bouchain, Cherbourg, Besançon, Rochefort et Lille. Son séjour dans les tropiques lui vaut de contracter plusieurs maladies qui le laisseront affaibli et de santé précaire jusqu’à la fin de sa vie. Mais Coulomb ne reste pas inactif pour autant.
Il est admis en 1773 comme correspondant à l’Académie des Sciences grâce à son mémoire "Sur une application des règles de maximis et de minimis à quelques problèmes de statique relatifs à l’architecture", qui traite de la résistance des matériaux et où il est l’un des premiers à utiliser le calcul des variations.
A Cherbourg, il travaille sur les compas magnétiques et rédige "Recherches sur une meilleure manière de fabriquer les aiguilles aimantées", un ouvrage qui lui vaut le premier prix de l’Académie des Sciences en 1777. Coulomb y aborde tous les points importants de sa future carrière scientifique, notamment les conditions d’un mouvement oscillatoire de torsion harmonique.
En 1781, c’est une théorie sur les frottements, élaborée à Rochefort, qui lui rapporte à nouveau un premier prix de l’Académie. A cette époque, il est en poste à Paris et tout son temps est dédié à ses activités scientifiques. Son titre d’officier militaire du génie n’est désormais plus que purement honorifique et le restera jusqu’à sa démission en 1791.
Entre 1785 et 1791, dans sa célèbre série de sept mémoires, Coulomb va déterminer, grâce à une balance de torsion de sa conception, les lois quantitatives d’attraction électrostatiques et magnétiques qui portent son nom.
A la même époque, il introduit la notion, toujours actuelle, de moment magnétique. Membre de la commission des poids et mesure jusqu’en 1793, le savant français intègre l’Institut de France en 1795. Enfin, à partir de 1802 et jusqu’à la fin de sa vie, il occupe le poste d’Inspecteur général de l’Instruction publique. A sa mort, Coulomb laisse l’image d’un ingénieur compétent et d’un talentueux physicien d’une très grande rigueur expérimentale.
La marine a donné son nom à l’un des 34 sous-marins de 500 tonnes des programmes de 1905 et de 1906.
A l’époque la doctrine dans le domaine n’était pas bien fixée, et on commença on ne sait trop pourquoi, par utiliser les douze nom de mois imaginés par Fabre d’Eglantine pour le calendrier révolutionnaire, qui a servi de 1793 à 1805. Restaient 22 noms à attribuer : on se décida pour des savants, un Américain, un Italiens, deux Suisses, quatre Anglais et 14 Français s’en partagèrent l’honneur. Pour les sous mariniers, toujours soucieux de la charge et la décharge de leurs batteries, Coulomb était de loin le plus en rapport avec leurs préoccupations.
Fanch "The MacTutor History of Mathematics archive"


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