Csa Plongée : Plongées sur brest en Bretagne

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    Crash d’un Wellington de la RAAF à Porzliogan

    | 8 octobre 2006

    Crash d’un Wellington de la RAAF à Porzliogan (Le Conquet)

    1943 : La France est occupée et le port de BREST – où sont basés les navires de guerre allemands qui écument l’Atlantique – constitue une des cibles prioritaires pour l’aviation alliée.

    Le procès-verbal du « Squadron 466 » de la Royal Australian Air Force rapporte que le 5 Juillet 1943, huit avions ont décollé entre 22h05 et 22h11 de la base de LECONFIELD (75kms à l’Est de LEEDS, dans l’Est de l’Angleterre), afin de mouiller des mines à Brest, au large de la pointe du Toulinguet.

    Photo d'un avion Wellington

    Cette nuit là, la visibilité est bonne (environ 25kms) et les côtes françaises sont facilement identifiées.

    Les mines sont larguées sur l’objectif entre 1h17 et 1h27 le 6 Juillet, d’une altitude de 200 à 250 mètres. Trois avions signalent avoir « vu des parachutes », mais aucun ne mentionne la chute d’un des appareils du raid.

    Pourtant, le même jour seulement 7 appareils sur les 8 rentrent à la base.

    Le Wellington immatriculé HF 601, qui avait décollé à 22H11, est officiellement porté disparu avec la totalité de son équipage de cinq hommes : le Lieutenant-Colonel J.J. OWEN pilote, les Lieutenants F. DARBYSHIRE officier de vol et E.H. SWAIN navigateur, ainsi que les sous-lieutenants A.M. LONG (canadien) radio-mitrailleur et J.F. RAY canonnier-mitrailleur (le Lt-Colonel OWEN venait de l’Etat-Major du groupe tandis que l’équipage venait du « Squadron 196 » de la RAF).

    Les souvenirs de certains conquétois (1) permettent de reconstituer en grande partie le déroulement de la tragédie :

    Vers 1h30 le 6 Juillet 1943, des tirs de DCA – fort nombreuse à Keringar, aux Rospects comme dans tout le secteur d’entrée de la rade de BREST – et le bruit d’un avion, volant si bas que certaines maisons se mettent à vibrer, réveillent des habitants de LOCHRIST. L’un d’eux regarde le ciel et voit un appareil, pris dans les faisceaux des projecteurs, être touché de plein fouet et s’abattre en mer.

    Au matin, à l’entrée d’une grotte de la petite grève près de PORZLIOGAN en direction du BILOU, le corps d’un aviateur est découvert étendu sur un rocher, trois autres sont trouvés rejetés sur le sable de la plage.

    Le lendemain, sur réquisition du maire, Mr Louis SIMON, certains des témoins vont relever les quatre corps que les allemands avaient sommairement enfouis dans le sable sur la partie haute de la plage de PORZLIOGAN. Toujours revêtus de leurs tenues de vol, ils ne présentent pas de blessures apparentes. (2)

    L’accès à la plage étant miné et délimité par des fils de fer barbelé, c’est suivant les indications données par les allemands présents sur les lieux, que les cadavres sont transportés par un camion de Mme MAGUEUR vers le cimetière de LOCHRIST. Ils sont alors déposés dans des cercueils rudimentaires fabriqués de toute urgence par Mr CLEACH, menuisier local.

    L’inhumation, précédée d’une bénédiction des corps, a lieu le 8 Juillet en début d’après-midi. Une salve est tirée par un détachement de soldats allemands venus rendre les honneurs militaires, en présence de nombreux habitants, réunis pour un ultime hommage à ces aviateurs alliés qui ont donné leur vie pour que revienne la liberté.

    Le point de chute exact de l’appareil n’a pas été localisé bien qu’une partie du fuselage et le train d’atterrisage aient été ramassés au bord de la plage.

    Le corps du Lieutenant DARBYSHIRE n’a jamais été retrouvé. Son nom ne figure donc pas avec ceux de ses camarades sur le registre des actes de décès du CONQUET.

    Cependant, sa mémoire doit être honorée au même titre que ses frères d’arme encore enterrés aujourd’hui dans le cimetière de LOCHRIST.

    Une stèle a été érigée en haut de la plage de PORZLIOGAN pour le 50ème anniversaire de la disparition des aviateurs. Elle est visible en empruntant la route touristique reliant LE CONQUET à la Pointe Saint Mathieu.

    Photo du monument de Porzliogan

    Photo de la plaque sur le monument

    (1) Dont notamment Hervé SALIOU, René FLOC’H, Marcel RIVOALLON, Michel LEON et Jeanne MAGUEUR

    (2) Le témoignage de Monsieur FLOC’H indique que les 3 corps retrouvés sur la plage ne portaient pas d’uniformes et n’étaient plus revêtus que d’un slip bleu. Il semble que dans ce cas possible, les troupes allemandes aient pû dérober les chaudes combinaisons de vol de ces aviateurs.

    Une rumeur à couru un temps, disant que le Wellington aurait amerri et que son équipage aurait été mitraillé.

    Sources :

    • Document de J. BAZIRE (mai 1993)

    • Extrait du Procès-Verbal des opérations du « Squadron 466 » de la Royal Australian Air Force (RAAF)

    Dernière mise à jour : ( 18-08-2006 )

    PS CSA : Nous connaissions cette histoire depuis longtemps et certains anciens ont essayé de retrouver cette épave, personnelement il m’est arrivé en chasse sous marine dans le secteur de retrouver des traces de fuselage, mais le crash a du être terrible et de l’appareil, il ne reste rien.

    Merci au site internet : Pen Ar Bed en Guerre

    http://gerald.perchoc.free.fr/

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    Terrible coup de vent !!!

    | 4 octobre 2006

    Salut à tous, des fois on se dit que la plongée n’est pas possible trop de houle ou de vent, bref la météo joue avec notre passion et nous devons accepter cette notion. Temps permettant que vous dirons toujours les tenanciers des clubs de plongée de la pointe bretonne.

    Aujourd’hui, même si nous avions voulu plonger, la mer d’Iroise avait décidé de rester seule avec sa colère (force 8/9). Pas un bateau dehors et voici pourquoi !!!!

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    S/S SARACEN

    | 2 octobre 2006



    LE SARACEN
    En route de Bilbao à Glasgow

    Longueur 104.83 m coulé par 55 m de profondeur.

    Ce cargo britannique de 3272 tx coule en 1917, le 26 décembre dans le chenal du Four. Il fut une des nombreuses victimes de la guerre sous marine très active en Mer d’Iroise, en effet, la mine sur laquelle le Saracen a sauté faisait partie du barrage (Minensperre) 253, un lot de 11 mines mis en place par l’UC36 depuis le 18 Mars (Spindler, Skizze 23B). MAis d’aprés d’autres sources, il serait possible que le navire est tapé des roches avant de sombrer ???

    La plongée s’effectue de l’arrière (la poupe) vers l’avant (la proue). Ce matin avec HP, nous avons eu la chance de plonger avec une visibilité exceptionnelle , cela faisait des années que l’épave ne s’était pas dévoilé de cette manière. Un Navire de 105 m que l’on devine dans toute sa largeur avec le sentiment de survoler un navire à quai.

    Après avoir mis le parachute sur la gueuse par 54.4 m de fond , le navire est là, devant nous. Nous sommes au pied de l’hélice quadripales qui nous semble énorme. Nous remontons tranquillement vers le gouvernail à poste et je passe facilement entre l’hélice et ce dernier. Les spirographes envahissent la poupe du navire, c’est un feu d’artifice de spiros MAGNIFIQUE.

    Nous arrivons sur le pont arrière à – 46 m, les superstructures sont écroulées et nous remarquons le canon, très bien conservé posé comme s’il attendait un dernier tir pour l’honneur (on dirait le fameux thistelgorm de la Mer rouge). HP volant sur le côté tribord du navire et moi sur le côté bâbord, me fait observer les toilettes bien en place sur ce qui devait être les cabines de l’équipage.

    Nous poursuivons en survolant les deux cales arrières qui servaient au transport de minerai de Fer (le navire voguait à Vide de cargaison), ces dernières sont recouvertes d’une fine couche de vase. Cet endroit du navire est un amoncellement de poutres métalliques, nous observons les mâts de charge et les guideaux qui servaient au débarquement du minerai. Au milieu du navire commence la machine {{compound}} c’est a dire a 2 expansions Haute pression > Basse pression mais d’autres sources disent triples expansions ????
    . HP me montre les parties les plus intéressantes de ces machines et la chaudière posée à plat de manière perpendiculaire à l’axe du navire.

    Notre plongée limitée par la profondeur se poursuit vers la zone où le S/S SARRACEN fut touché par la mine flottante . Sur le coté tribord un {{V}} part du pont jusqu’au sable 8/10 m en dessous de nous. Le choc dût être terrible et la mise à mort du navire rapide et inévitable.

    L’avant du géant de la mer d’Iroise est très bien conservé, on devine très bien l’arrondi de la proue, les guideaux, chaînes et autres accastillages font le bonheur de nos yeux. En s’éloignant de la proue la vision est superbe, les deux ancres sont encore à poste et l’épave se dévoile de manière fantasmagorique.

    D’après les échos des spécialistes des épaves de la WW1, il est très rare, voir exceptionnel, de voir ce type d’épave en aussi bon état. L’explication est double : La {{profondeur}} qui protège le navire des dégradations dues aux tempêtes et le {{peu d’intérêt}} que la cargaison offrait.

    Bref à ceux qui vont venir dans le coin et qui sont N3 minimun, faites le détour sur cette épave qui sans comparaison fantaisiste ressemble aux fameuses épaves THISTELGORM et ROSALIE M de la Mer rouge, bon la faune en moins certes mais PSSSSSSSSSFFFFFFFFF !!!! Je ne m’en lasserai jamais.

    Trois illustrations de la plongée

    Un schéma réalisé par HP (finalisé en Nov 2006), une photo de Yves gladu qui représente bien la taille du navire et le début de l’article de P.Hénnaf d’Océans Nov 2006.

    PHOTO DE David CHAPELLE


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    Site des Marins disparus ( Saint Mathieu )

    | 2 octobre 2006

    http://www.auxmarins.com

    C’est un site très précieux que vous pourrez découvrir en surfant sur le lien ci-dessus. Respect, histoire et recueillement pour tous les disparus en Mer. N’oublions jamais que notre activité se déroule dans les parges parfois hostiles de la Mer d’Iroise, humilité et sécurité doivent toujours être en tête des plongeurs que nous sommes.

    Logo de l’article

    Yves Jean

    Il a disparu à bord du VAUQUOIS le 18 juin 1940.

    Il était Maître principal fourrier
    Son unité : Vauquois (coulé Face Au Conquet)

    Disparu en mer


    Extrait du site :

    Visiteurs de la pointe Saint Mathieu vous ressentez un choc émerveillé lorsque, venant de Plougonvelin ou du Conquet, votre regard embrasse cet éperon rocheux qui surplombe l’Iroise. En effet, en ce haut lieu du Finistère, les traces de l’histoire des hommes s’associent à la grâce du site.

    La promenade y est routinière : chapelle Notre-dame de Grâce, abbaye, phare, sémaphore, installations de remontée du goémon….prolongeons-la aujourd’hui par la découverte du monument élevé à quelques centaines de pas en l’honneur des marins des flottes de guerre , de commerce et de pêche morts pour la France pendant la guerre 1914 – 1918.

    C’est un pylône de 17 mètres de hauteur, de plan carré, couronné d’un buste de femme colossal; les quatre faces sont ornées de bas-reliefs. Le buste représente une femme du pays en coiffe de deuil, la tête inclinée vers l’épaule gauche, les mains repliées et jointes sous le menton; le visage est sillonné de rides profondes, les yeux regardent vers le sol, la bouche est amère.

    Sur la face antérieure du monument est inscrite la dédicace AUX MARINS 1914-1918. Immédiatement au dessous, un bas-relief représente une tête de marin vue de trois quarts surmontant une inscription BREST. La face latérale droite comporte trois bas-reliefs superposés : une rose des vents, un voilier naviguant de droite à gauche, un grand navire de guerre couronné de quatre volutes de fumée et deux inscriptions LORIENT, BIZERTE. La face postérieure est ornée de deux bas reliefs : une ancre de marine, un sous marin en plongée et une inscription TOULON. La face latérale gauche porte trois bas reliefs : Une étoile, un bateau de pêche monté par deux pêcheurs, un trois mâts toutes voiles dehors et deux inscriptions CHERBOURG, ROCHEFORT. L’ensemble des bas reliefs de ce monument est une déclinaison symbolique de la participation des marins de la « Royale », de la « Marchande » et de la « Pêche »à la sauvegarde de la Patrie.

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    Le tram s’arrete au Conquet !!!!

    | 2 octobre 2006

    Comme aux temps bénis de nos enfances….. Le futur ex tramway brestois a prévu une ligne directe Brest le conquet en passant par le Stations Gobetas, Swansea, Emile Allard, Kennylworth, Kleber, War Balloon et endin le terminus le Port du Conquet.

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