Histoire : la lutte pour les océans – Trafalgar
bernard | 26 août 2006Napoléon qui s’y attendait, avait déjà dicté à Daru sa fameuse lettre du 22 août qui devait conduire la Grande Armée de Boulogne à Ulm et Austerlitz ; mais il lui fallait un responsable : l’infortuné Villeneuve, sur qui tout retombait, eut encore l’ordre de sortir, de se rendre dans la méditerranée, où du moins sa présence nous conserverait cette mer dont nous avions besoin pour les opérations de nos armées. La bataille à eu lieu le 21 octobre devant le cap de Trafalgar.
Trafalgar
La fin de la bataille d’Aboukir donnait un coup d’arrêt à la conquête de l’Orient, où Bonaparte, en dépit d’extraordinaires succès en Syrie, devait s’arrêter devant Acre . Port auquel il porta secours , puisque la flotte anglaise y courrait en (mai 1799). Tout son géni et celui de Kléber, qui le remplaçait quand les événements et le soin de la fortune le ramenaient en France par la frégate le Murion ( août 1799 ) . Ils ne pouvaient que faire valoir de stériles victoires à Aboukir ( 25 juillet 1799 ) à Héliopolis ( 19 mars 1800 ) .L’épuisement de nos forces militaires autant en mer qu’à terre a été fatal et faisait son oeuvre .Les capitulations de 1802 finissent par marquer le terme d’une entreprise qui, dès le lendemain de notre défaite sur mer, avait perdu tout sens et toute portée.
Aucune solution n’était possible ; L’Angleterre ne pouvait songer a imposer une barrière aux conquêtes des armées françaises, la France elle à prendre en pleine guerre une existence sur les mers, comme le montraient toutes les déconvenues qui survenaient dès que les flottes tentaient de réapparaître hors des ports ( sorties de Bruix, 1799, de Ganteaume, de Linois, en 1801, etc., ) l’espoir même que l’on avait un moment conçu de voir l’univers entier se dresser contre les violences de l’Angleterre en une seconde < Ligue des neutres > c’était évanoui par la mort de Paul 1er de Russie et le nouveau coup de tonnerre qu’avait été l’apparition de Nelson devant Copenhague ( 2 mars 1801 ) L’idée se faisait alors jour qu’un partage équitable pouvait se faire entre les deux puissances sur la base des situations acquises, et la paix, qui était le premier des biais puisqu’elle permettait le reconstitution des prospérités gaspillées pendant ces courses insensées, se signait à Amiens le 27 mars 1802.
Elle ne devait pas durer12 mois
Le premier Consul, au retour de la paix avait été chargé d’organiser le reconstruction de notre flotte et la reprise de possession de nos Antilles, où il avait envoyé en masse, d’un seul coup tout ce qui restait de notre flotte.
Bonaparte à la veille de devenir Napoléon n’avait pu se défendre de son rêve :
Lui donner l’empire du monde :
l’Orient l’Egypte, l’Afrique du nord, ce qui allait être la grande fortune de la France au dix-neuvième siècle.
Mais l’Italie d’abord.
L’Angleterre ne le voyait pas de la sorte et refusait de quitter la zone et d’évacuer Malte, comme elle l’avait promis tant quelle ne pourrait le faire sans avoir assuré sa situation dans une mer dont elle ne voulait pas disparaître situation qui courait à la guerre
Celle-ci fut déclarée le 16 mai 1803
Mais la France se trouvait bien faible avec ses 50 vaisseaux en 1804 en dépit des efforts fait pour la construction, face à la marine anglaise qui elle en comptait 189 et la qualité en plus.
Le stratagème de Napoléon était de faire croire que l’on est le plus fort en dépit de notre infériorité initiale.
En début 1804 il décide un plan qui reposera sur l’escadre de Toulon qui devait appareiller en trompant la surveillance de l’ennemi, rallier à soi en les débloquant toutes les divisions éparses du Ferrol à Brest et apparaître à l’entrée de la Manche avec une masse de cinquante à soixante vaisseaux.
Pour cela il lui fallait un marin et un vrai, il choisit Latouche-Tréville, qui avait un jour fait reculer Nelson devant Boulogne.
Mais celui-ci venait juste de mourir le 20 août 1804.
Il devenait impossible de songer à l’aventure. L’Empereur y renonça.
L’année 1804 et le début 1805 il n’y eu que des opérations divergentes, en Irlande, aux Antilles, aux Indes etc.
Brusquement tout changea avec la paix et l’arrivée de l’Espagne en ligne qui permit à la france de compenser du moins sur le papier son infériorité numérique et l’Empereur revient sur ses idées de début 1804, début 1805.
Envahir l’Angleterre a laide de chaloupes-canonniéres armées de pierres et des chalands de débarquement ainsi que des navires de gros calibres. Toute cette opération devait se faire par nuits sombres et sans lune, mais il aurait fallu laisser les navires et hommes au mouillage hors des ports pour laisser le droit d’entrer et sortir.
On utilisera donc l’escadre de Toulon.
Mais il fallait un commandant pour réaliser un pareil plan.
Napoléon ne put trouver l’homme de la marine, Ganteaume qui commandé Brest, serait bien sorti mais signalé qu’il ne pouvait le faire sans combattre .mais l’Empereur voulait conserver ses forces.
L’Angleterre avait en effet senti le danger. Elle s’était mise en état de défense, créant des milices, levant des volontaires, fortifiant ses côtes, mais en fait tout reposé sur sa marine.
La flotte Anglaise était dans un état opérationnel qu’elle n’avait jamais connu .
C’est un vieil homme au nom de lord Barham qui avait réparti ses forces selon les besoins , il mit ce qu’il fallait en manche pour surveiller mais la majeur partie des escadres actives devant les fractions ennemies qui étaient la vraie menace, si les français sortaient on les combattait, ou on les poursuivait coûte que coûte et s’ils s’échappaient , on revenait prendre place à l’entrée de la manche.
Nelson était devant Toulon une fois de plus comme en 1798.
Mais cette fois-ci il perdit les français et alla les chercher jusqu’en Egypte, mais rien.
Le 10 avril il se jeta à leur poursuite jusqu’aux Antilles.
Villeneuve, en effet était bien parvenu à la Martinique, après être passé à Cadix d’où il avait entraîné l’escadre Espagnole de Gravina.
Voyant Nelson et ne voulant pas l’affronter Villeneuve repartit pour l’Europe. Mais le 22 juillet Villeneuve se trouva devant l’escadre de l’anglais Calder qui l’obligea à s’abriter au Ferrol pour se reconstituer.
Sur ordre de l’Empereur Villeneuve appareille le 13 août avec 34 navires, mais il est épuisé, démoralisé, les escadres anglaises fourmillaient partout, il se voyait acculé à un désastre, ne pouvant assurer sa mission il relâche sur Cadix où il rentre le 18 août.
L’amiral Villeneuve se suicidera à Rennes le 1806 n’osant affronter la colère de Napoléon
Le 21 octobre la bataille de Trafalgar eu lieu.
Nelson était là avec ses 27 vaisseaux 2368 canons, contre 18 vaisseaux français 15 espagnoles, 1780 canons ; Cette bataille n’aura rein d’égale.
Elle fit 8100 tués et blessés français, espagnoles et 1653 anglais.


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