Csa Plongée : Plongées sur brest en Bretagne

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    Grondin commun

    | 15 juin 2006

    Grondin

    Le grondin a une silhouette très spécifique, en effet, les premiers rayons des nageoires pectorales sont libres ce qui lui permet de se déplacer en marchant sur le sable !!!.

    Ses nageoires lorsqu’elles se déploient ont une couleur bleue très impressionnante pour notre région. Lorsque le grondin se sent en danger, il peut émettre un grognement.

    Il peut vivre jusqu’à 300 m et mesurer 75 cm, il vit sur des gravières et des étendues de sable en se nourissant de petits crustacés.

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    Etrange Emile Allard

    | 15 juin 2006

    Une épave en souffrance

    Jeudi 18.00, horaire inhabituel pour une sortie du CSA, mais Bertrand partant pour le stage final MF1, samedi à l’aube, doit se faire valider par Camille sa DTH à 25 m. La marée en est à sa troisième heures, et nous nous dirigeons avec un coeff de 77 sur le Baliseur.

    Dans un premier temps, Béber et Camille se jettent à l’eau pour la Démonstration Technique avec Handicap !!! Tout se passe bien, j’échange ma place de barreur avec le président, et nous voilà dans une eau très claire à 28 m de profondeur pour plonger sur notre épave Conquétesque !!!!!

    La visibilité si mauvaise depuis 15 jours est subitement redevenu très claire et lors de notre descente, nous voyons le fond à 15 m. L’Emile souffre, messieurs, mesdames, en silence, certes mais il souffre, plus de grue, le côté tribord part en lambeaux et les barres du plat bord bougent sous nos mains.!!!!! Je me dis que les jeunes plongeurs du Csa devront faire leurs gammes de plongées-épave ailleurs que sur l’Emile, car il va bientôt s’affaisser sur lui même et deviendra une épave ordinaire.

    Après 34 mn de plongée, pas mal, et 8 mn de paliers, pas mal, nous faisons surface sous un beau soleil avec au passage, l’André Colin, le navire des Iles passant en nous saluant sur tribord.

    Une belle dive comme d’habitude, un peu d’armertume de voir Emile se faire vieux et souhaitons bonne chance à Bertrand pour son stage final.

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    Examen Niveau 4

    | 12 juin 2006
    Examen Niveau 4 à Brest

    Salut à tous, voilà c’est fait, terminé le niveau 4 depuis le dimache 11 juin à 13.00 h.

    Nous avons passé l’examen avec le concours du GMAP et du CSAM Brest durant deux jours, les conditions furent exceptionnelles. Beau temps, mer d’huile et ciel bleu .

    Je voudrais remercier ici les moniteurs de cet examen qui ont fait passer ces deux journées pour une sortie entre potes. Comme quoi on peut passer des examens dans des conditions normales. Merci donc plus particulièrement à Anne Corbé du GMAP qui fut pendant 8 mois la responsable de cette formation de qualité.

    Le programme fut corsé sur 1.5 jours

    Samedi matin : 800 m, 40 m et matelotage
    samedi APM : Mannequin, 10 m apnée; RSE et DTH
    Dimanche matin : 500 m capelé et 30 m bouée

    Les résultats furent satisfaisants, car sur 22 candidats 19 furent reçus dont 5 demoiselles qui eurent la chance lors de la remise des diplomes de recevoir chacune une rose de la main du président de la CTR.

    Une forte pensée pour nos trois camarades qui ont loupé cet examen, certains pour un ensemble de petites choses, mais pour un, mon pote, juste pour une connerie à la remontée bouée, mais c’est un examen et c’est la règle du jeu

    Voilà, ainsi s’achève la session 2006 du niveau 4 en finistère Nord, à noter que l’arrivée du 800 m et du 500 m capelé se faisait au niveau du Cléménceau. Un bon repére visuel!

    Merci à tous et maintenant étant seul candidat de mon club à cette formation, je retourne donc dans mon club favori pour faire et poursuivre mon petit bonhomme de chemin aquatique.

    Alainf

    Je me permets de féliciter directement Alain qui trop modeste pour l’admettre a brillament réussi toutes les épreuves!!! Bonne continuation. Cécile.

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    Photo du mois de Juin : Polycéra

    | 5 juin 2006

    Polycera – plusieurs cornes. du grec polus ="nombreux".

    Ce nudibranche peut mesurer jusqu’à 45 mm, et il faut un bon oeil ou alors un peu de chance pour pouvoir le repérer dans les algues où il évolue pour se nourrir.

    Sa coloration est blanche avec des tâches jaunes. Il porte également des papilles jaunes sur le dos au nombre de 6 ou 8.

    On le trouve de la Scandinavie, les îles Féroé d’où vient son nom et jusqu’à la pointe du finistère.

    C’est beau, non seulement pour la couleur mais également parce que c’est rare !!!!

    (JPG)

    il porte bien son nom !!

    Lors de la ponte des oeufs, le Polycéra continue son spectacle en nous offrant une rose d’oeufs, une rose de vie !!!

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    La Santa Rosa 1870

    | 4 juin 2006

    {{Première version possible des faits:}}

    La Santa Rosa est une Frégate de 22 canons et de 100 tonneaux environ. Les dimensions exactes ne sont pas connues. La Santa Rosa a coulé prés de St Mathieu sur les roches des Rospects en 1870. La Santa Rosa n’était pas seule quand le naufrage se produisit. Elle était accompagnée du Sant Joseph, vaisseau beaucoup plus imposant car il s’agissait d’un 70 canons. L’ensemble de la flotte était sous le commandement du chef d’escadre Ossor, elle remontait de l’atlantique sud. La Santa était chargée de plomb, de cuivre, de blé etc.

    Ces navires effectuaient des trajets au long court, ils venaient de Panama, Callao, Guyaquil Ilo, Porta etc. Ces voyages étaient éprouvants pour les navires mais aussi pour les équipages, avec souvent peu de marins car enrôlés sur place dans les ports. A cette époque la flotte marchande Européenne jaugeait 4 à 5 millions de tonneaux sans oublier les 1 à 2 millions de la flotte de guerre. La Santa Rosa et le San Joseph faisait partie de cette flotte de l’époque. L’Espagne se plaçait au 5ème, 6ème rang et faisait naviguer la plupart de ses navires entre l’Amérique et l’Asie. Mais la loi du marché obligeait ces compagnie à traiter aussi avec le nord de l’Europe. De ce fait, et dans ce contexte, la Manche se présente comme le passage obligé pour des dizaines de milliers de navires.

    La côte du Conquet et celle des îles servaient de réceptacle pour les navires en difficulté. Quand ces bateaux passaient dans le chenal du Four, ceux-ci provoquaient dans les esprits des paysans qui vaquaient à leurs occupations des fantasmes de pilleurs.

    Les naufrages résultaient dans la majorité des cas de la conjonction de plusieurs éléments; tempête, peur, fatigue des équipages . Ceux-ci n’ayant plus toute leur lucidité et ne pouvant plus répondre efficacement à une situation tragique, ils étaient précipités dans un dénouement fatal. La pointe de St Mathieu ainsi que les îles du Ponant sont admirablement placées sur la voie maritime la plus fréquentée du monde et la venue des périodes hivernales, le mauvais temps de ces saisons annonçaient de bonnes moissons à engranger.

    La Santa Rosa et le San-Joseph furent certainement dans un de ces cas de figure.

    {{Deuxième version retirée de faits historiques:}}

    Le San-José vaisseau de 74 canons, construit par les arsenaux de la Havane entre 1769 et 1770, la Santa-Rosa frégate de 322 canons prise aux Anglais en 1767, a participé à l’expédition d’Alger sous le commandement de D. Melgarejo puis à l’expédition du Brésil de 1776 sous le commandement de C. Castejon dans l’escadre du lieutenant général D L de Cordoba sous le commandement de D Luis Varona. Quand elle coule, elle est commandée par le lieutenant de vaisseau Juan Perez Monte. Le 21 Janvier 1780, la flotte commandée par M. Ossorno chef d’escadre Espagnol a relâché à Brest dans la rade.

    Aucune raison apparente ne devait justifier la présence de cette escadre en rade de Brest. Le commandant de La Place envoya un officier major à bord afin d’avoir des explications . Aucune réponse de la part du commandant Ossorno, si ce n’est une demande d’assistance pour plusieurs de ses navires. La décision est prise de mettre ces navires à l’abri près de l’Ile Longue pour la nuit car le vent soufflait en tempête (force 10).

    Le lendemain matin, les navires en avaries sont rentrés au port pour réparation.

    Le San-José et la Santa-Rosa restèrent au mouillage en rade. Le 21 janvier 1780 au petit matin, les deux navires appareillent. Deux heures plus tard, Monsieur Laporte intendant général du port de Brest, prévient ses autorités qu’un navire est couché sur les roches entre Berthaume et la pointe de St Mathieu et qu’il s’agit d’un navire espagnol. La Santa-Rosa vient de s’échouer sur les roches des Ropects. Le commandant du San-José décida de maoeuvrer pour passer des remorques et de reprendre le vent afin de redresser la Santa.

    Rien n’y fit sinon de se mettre en danger car dans cette man?uvre dangereuse, le San-José cassa ses haut huniers. Il mouilla ses ancres pour rester bout à la lame, mais le vent qui soufflait à plus de 50 km h finit la besogne en cassant les ancres et le grand mat. Le San-José talonna à son tour les Rospects et dériva dans l’ouest avant de sombrer. Le commandant eu le temps de donner les ordres afin de débarquer tout ce qui était utile.

    Canons, cordage, vivres, tout ce qui avait de la valeur.

    Pour la Santa-Rosa, ce ne fut pas identique, car couchée sur le flanc dans une mer démontée, rien ne put être tenté malgré le courage des hommes et leurs embarcations dépêchées sur les lieux. Les autorités du port décidèrent d’abandonner le navire dans l’état, et de laisser les habitants du coin faire leur besogne. Il y eu une seule victime sur la Santa-Rosa, un homme d’équipage de couleur dit-on, qui serait resté à bord pour la piller.

    L’intendant du roi demanda aux moines de St Mathieu de prendre en charge les équipages, de les vêtir, les nourrir, sous remboursement.

    Il faut savoir que l’on était à la fin de la guerre d’indépendance et que la France avait un traité d’alliance avec l’Espagne, traité signé entre les 13 colonies Américaines le 6 février 1778, qui avait initié les hostilités avec les Anglais, d’où la présence renforcée de la flotte Espagnole en rade de Brest.

    {{Plongée:}}

    Aujourd’hui sur ce lieu, vous pourrez apercevoir les canons de la Sant-Rosa et les boulets.

    Il ne reste rien du navire en lui même.

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